Marie MARVINGT
Collège
à Tallard
 

Qui est Marie MARVINGT ?

jeudi 15 novembre 2012, par Jean-Paul BOREL

 

 Née à Aurillac, dans le Cantal en 1875, elle s’installe avec ses parents à Metz en 1880.

La mort de sa mère en 1889, puis la disparition brutale de son frère à l’âge de 19 ans, seront déterminants pour l’avenir de Marie, qui renonce définitivement à l’idée du mariage.

Est-ce pour braver le sort qu’elle cherchera si souvent à flirter avec le danger ?

Avec l’aide de son père, elle va vouer sa vie au sport, cherchant à pratiquer ceux traditionnellement interdits aux femmes.

Elle va non seulement les pratiquer mais aussi exceller dans la plupart d’entre eux, prouvant qu’une femme est capable d’en faire autant qu’un homme.

Très jeune, elle nage de longues distances. Elle pratique la gymnastique, la voltige à cheval…

Natation, cyclisme alpinisme, tir, sports d’hiver : Aucune discipline ne lui résiste.

Durant la première décennie du siècle, elle est la première femme à gravir les plus hauts sommets du massif de Chamonix.

En 1908, les organisateurs du Tour de France refusent sa candidature. Qu’à cela ne tienne, elle fera le même parcours que les hommes, en prenant le départ derrière eux, devenant ainsi la première femme à boucler le Tour de France.

Entre 1908 et 1910, elle s’illustre dans les compétitions de ski, de luge, de patinage et même de bobsleigh. Elle va ainsi conquérir 17 records mondiaux, habillée le plus souvent d’une ‘jupe-culotte’ (les femmes n’ayant pas le droit de porter le pantalon).

Et ce n’est pas fini ! Passionnée par l’aventure, Marie MARVINGT s’est aussi amourachée ; des technologies modernes.

Elle obtient son brevet de chauffeur automobile en 1899, puis celui de pilote de ballon libre en 1901. Après avoir appris à piloter des locomotives, des bateaux à vapeur, elle est la 3ème femme au monde à obtenir son brevet de pilote d’avion en 1910.

Déguisée en homme, elle participe sur le front, les armes à la main, à plusieurs actions militaires dans les tranchées aux côtés des poilus.

Finalement découverte, elle est renvoyée dans ses foyers.

Opiniâtre, elle demande et est autorisée, avec l’aval du Maréchal FOCH, à rejoindre le 3ème régiment de Chasseurs Alpins dans les Dolomites.

Intervenante volontaire pour la Croix Rouge, elle assume les fonctions d’infirmière de guerre et d’aide-chirurgicale de campagne et œuvrera pour l’évacuation et la prise en charge des soldats blessés. Elle met au point un service d’avion-ambulance ‘les ailes qui sauvent’.

En 1955, pour son 80ème anniversaire, elle survole Nancy à 1200 km/h dans un F.101.

A 85 ans, elle effectue Nancy-Paris à vélo et revient aux commandes du premier hélicoptère à réaction français.

Le premier voyage de Gagarine dans l’espace lui inspire l’idée de fêter son 90ème anniversaire sur la lune, vœu qu’elle n’aura pas le temps d’exaucer. Elle s’éteint le 14 décembre 1963.

Elle ne s’arrête jamais, sa force et son énergie sont remarquables et lui valent plusieurs surnoms : « La reine de l’air – l’infatigable globetrotteuse - La fiancée du danger »

Elle reste un modèle de dynamisme et de foi en l’être humain, une grande dame de cœur, dont les exploits ont permis de faire avancer les mentalités en plusieurs occasions.

Marie MARVINGT reste à ce jour la femme la plus décorée de France, avec 34 médailles et décorations. (Croix de Guerre 14-18 – Palmes Académiques – Légion d’Honneur – Médaille de l’Aéronautique, etc…)

Dans une interview posthume publiée le 26 août 2009, Marie avouait :

« Je suis morte dans la misère. On m’a oubliée durant 20 ans. Je n’ai pas d’enfants, alors que je les adorais. Eux, ils sont l’avenir…

 J’aimerais que des écoles portent mon nom et qu’on y explique ma devise »

« Je décide de faire mieux, encore et toujours »

 

 
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